Philippe Maynial
Président des Prix
Sopadin


Barbara Vassiliev
Directrice de Sopadin

« Cette année nous fêtons de concert les 10 ans du Prix Junior du Meilleur Scénario et le 21ème Grand Prix du Meilleur Scénariste. »


Pour la première fois, nous réunissons le Grand Prix du Meilleur Scénariste et le Prix Junior du Meilleur Scénario. Chacun y trouvera un avantage. Pour les jeunes auteurs de moins de 28 ans, celui d’être lu par un jury unique, de professionnels décideurs et de bénéficier de l’aura et de l’expérience de leurs aînés. Pour les finalistes du Grand Prix, celui de sentir la convoitise, l’appétit et la sollicitation de jeunes auteurs.

Une soirée unique pour réunir deux Prix, qui depuis 10 ans, fonctionnent avec chacun leurs spécificités.

Aujourd’hui, nous réunissons ces deux Prix mais en respectant cette différence d’expérience. Le Jury commun aux deux Prix a délibéré en deux temps avec, à l’esprit, ces différents critères.

Tout comme le Grand Prix du Meilleur Scénariste (50 films tournés en 11 ans), le Prix Junior du Meilleur Scénario a porté ses fruits.

Focus sur la 1ère édition, en 1998 : Lauréats Alexandre Aja et Grégory Levasseur, 19 ans à l’époque pour Furia (tourné l’année suivante) et qui ont depuis développé une véritable carrière internationale, non seulement de scénaristes mais aussi de réalisateurs et producteurs – Delphine Gleize 24 ans pour Carnages a depuis écrit et réalisé deux longs métrages – Jérôme Bonnell 20 ans prépare cette année son 4ème long métrage – Samantha Mazeras 26 ans devenue une scénariste de télévision réputée.

En 9 ans, 10 jeunes auteurs lauréats ou finalistes du Prix auront pu porter leur scénario à l’écran. Ceux-là ont fait leur chemin, ouvrons les bras aux jeunes talents d’aujourd’hui.

Nous sommes heureux de ce bilan et souhaitons pouvoir, à travers ces Prix, continuer à contribuer à l’émergence et à la reconnaissance des scénaristes !





Sophie Dulac
Présidente des
Écrans de Paris

« Pourquoi diable faut-il se justifier de ses engagements ? »

Quand Philippe Maynial m’a demandé de rédiger un édito sur le prix Arlequin décerné au cinéma l’Arlequin dans le cadre du Grand Prix du Meilleur Scénariste et du Prix Junior du Meilleur Scénario, j’ai d’abord dit oui.

Puis, en y réfléchissant devant ma feuille blanche, j’avoue avoir du mal à donner une explication rationnelle. Que dire ? Comment trouver l’originalité, l’étincelle, l’émotion, que sais-je encore, ne pas être redondant, répétitif, lassant, bref je peine.

Puis soudain je me souviens, une idée lancée lors d’un déjeuner, que j’ai attrapée au vol avant qu’elle ne retombe dans l’oubli, que j’ai enveloppée d’intérêt, mis bien au chaud dans ma tête, en relevant comme d’habitude le pari, celui de remettre ce Prix le soir même sans prévenir personne. D’un second Prix à sa création, le Prix Arlequin devient cette année le Prix des jeunes scénaristes à part entière.

Et voilà c’est tellement simple de se faire plaisir. Arlequin Arlequin quand tu nous tiens… Ton prix relève d’un pari, celui de l’écrit, organisé par un grand gentil décerné par Sophie.

Christine Albanel
Ministre de la Culture et de la Communication

Je suis très heureuse que le Prix Junior du Meilleur Scénario et le Grand Prix du Meilleur Scénariste offrent chaque année à ces talents de l’ombre – débutants ou confirmés – la reconnaissance qu’ils méritent.

Si on connaît en effet toujours le nom des acteurs et des réalisateurs des films que l’on aime, on ne connaît que très rarement celui du scénariste. C’est une injustice que je ne m’explique pas. Le scénario est en effet bien plus que la colonne vertébrale d’un film : il en fait tout le sel. Et bien souvent toute l’audace.

C’est pourquoi il m’a paru nécessaire d’amplifier et de perfectionner nos aides à l’écriture et au développement de projets, en direction des auteurs, pour mieux accompagner le travail de création dès l’origine, c’est-à-dire l’écriture de scénario. C’est un moyen efficace d’encourager l’innovation.

J’adresse mes plus vives félicitations aux lauréats de cette édition du Prix Junior du Meilleur Scénario et du Grand Prix du Meilleur Scénariste.




Véronique Cayla
Directrice Générale du CNC

Le Grand Prix du Meilleur Scénariste encourage, depuis plus de vingt ans, de nombreux talents à s’exprimer. Associée cette année aux 10 ans du Prix Junior du Meilleur Scénario, cette édition est un double tremplin vers des carrières scénaristiques pour le cinéma et la télévision. Soutenir les écritures innovantes et audacieuses, c’est contribuer à l’émergence de la création artistique et favoriser ainsi sa diversité.

Je remercie Philippe Maynial, et son équipe, pour cette initiative entièrement dédiée à l’origine de l’oeuvre. Je suis convaincue que de nombreux auteurs y trouvent aussi, grâce au soutien des professionnels présents, le goût et la passion d’écrire pour les films de demain. J’adresse mes félicitations les plus vives aux lauréats de cette édition 2007.




Renaud Delourme
Président des Editions Montparnasse

Nous sommes partenaires des Prix Sopadin pour les scénaristes depuis plus de dix ans. Un partenaire toujours heureux de voir ces Prix se développer sous la houlette à la fois bienveillante et rigoureuse de Philippe Maynial et Barbara Vassiliev.

On me demande parfois pourquoi un éditeur vidéo, support du deuxième marché du film soutient le scénario. Il est vrai que nous en sommes apparemment loin, n’ayant en général pas la possibilité d’avoir un rôle moteur autre que financier dans la production d’un film. Parlons d’un intérêt désintéressé ou d’une compréhension particulière liée à notre activité éditoriale : le scénario à la base de l’histoire qui sera racontée, à l’autre bout de la chaîne, mérite la reconnaissance et l’attention de tous ceux qui « aiment » le cinéma. Le palmarès de ces deux Prix, sélectionnés et lauréats, montre année après année que Philippe et Barbara avaient raison. Je suis heureux de saluer ici au nom des Editions Montparnasse ces dix ans d’intuition et de réalisation.




David Kessler
Directeur de France Culture

Parce qu’il n’y a pas de spécificité radiophonique, parce que l’on peut “faire radio de tout”, parce que la fiction radiophonique, qui est un genre en soi, ne peut s’appuyer uniquement sur la littérature et le théâtre, France Culture a souhaité solliciter l’écriture des scénaristes, des réalisateurs de cinéma et renouer des liens distendus avec le cinéma.

La radio a non seulement toujours accompagné le cinéma, contribuant très largement à enrichir sa mémoire, mais elle a aussi toujours eu la tentation du cinéma, à cause de la similitude des modes de réalisation, et a su inventer dans les années cinquante une nouvelle forme : le film radiophonique, ou “cinéma sans images”.

Certains scénarios ont ainsi été lus, d’autres créés à la radio comme India Song de Marguerite Duras, d’autres encore ont été adaptés. Enfin des scénaristes ou réalisateurs ont écrit spécialement pour la radio. Afin de renouer avec cet esprit, nous avons lancé un certain nombre de commandes d’écriture de courtes et de plus longues fictions. Nous avons également noué des partenariats avec le festival d’Angers (Premiers plans), le festival de Bourges.

Nous nous réjouissons aujourd’hui d’être pour la deuxième fois les partenaires du Grand Prix du Meilleur Scénariste, en proposant en particulier la mise en ondes du scénario primé, prix dont le sérieux et la capacité à détecter de vrais talents ne sont plus à démontrer, pour trouver de nouvelles écritures pour la radio de demain.